February 14, 2010

la belle boulimie

Tu veux ? Tu le veux ? Tu me veux ?
Toujours-la même-histoire hein...

C’est beau ? C’est nouveau ? C’est cher ?
Le prix-à payer, bein tu le connais...

Tu n’es qu’un enfant qui réclame
Mais si, sois honnête !

Tu n’as pas faim, tu es boulimique
C’est normal chéri, c’est épidémique
Tu abuses comme tout le monde
Ne t’en veux pas pour ça, voyons ne sois pas bête!

Un gâteau? faut le manger!!
Une robe? faut la porter!
Un film? regarder.
Une voiture? y monter.
Un parfum...hmmm... l’inspirer
Les payer!!!!

Une femme, un hommmmmmmmme... séduire (tout de même) puis aimer.
La vie? l’ép-ui-ser

C’est un monde mcdo après tout
Too fast too food
Live fast and die young
Sinon quoi de neuf? Bein rien.
On recommence tous l’interrogation existentielle au premier cri de vie
Les meilleurs atteignent tous le même score quand ils sont finis
Pas le temps pour de nouvelles énigmes
On devient poussière, plante, minéraux
On se recycle, pour être utiles à nouveaux
Utiles mais moins bons et moins beaux
La mode, ellipse temporel qui se déforme, se reforme et revient
Couleurs symptomatiques de la psychologie créative
Une envie d’être via d’autres choses que nos personnes singulières même si originales
Une envie d’être vitrine de la haute même si le runway ne t’a pas choisi
Plutôt que d’être musée naturel de l’ennui
Plus tu consommeras plus on recyclera
Plus beaux seront tes apparats
Plus... tu seras
Plus vite tu vivras et plus vite tu mourras
Vieillir n’est pas une nécessité
« Why be you when you can be new »
Pas vrai?

superman

Assise au bout de la salle, dans un coin sombre, oubliée, elle contemple
Un visage, un amour, un respire, un sourire menteur caché dans un temple
Superman a entendu son cri de désespoir mais n’est pas venu à son secours
Il a des oreilles, des yeux super puissants, des muscles en fer et un cœur de velours
Mais il sait lui aussi que lorsque le destin frappe du revers de sa main,
Quand il te pousse dans un lit blanc jusqu'à ce que vienne la fin
Tu t’assois dans un coin sombre, et oublié, et tu le contemples
Ce visage, cette être chère, ce respire, ce sourire désormais dans un temple
Car incapable de le sauver ni par la richesse,
Ni par un cout d’état, ni par une guerre,
Ni avec un diplôme, ni par l’amour, ni par un coup de nerfs
Tu sais que même Obama ne pourrait venir à son secours
Tu n’y crois pas mais tu le sais : tu attends que vienne son tour.

February 10, 2010

Nefesim... korkuyor

Dunya
Aslinda milyarlarca dunyadan olusuyormus
Herkes konusuyormus
Televizyonda, bir guzellik kralicesi, ne zor yollardan gecerek tacina kavustugunu anlatiyormus
Televizyonu bircok genc kiz seyrediyormus, onlar kizi degil, hayallerini izliyormus
Seyreden erkekler de kizi degil, hayallerini izliyormus
Pek fazla kimse kimseyi gormuyormus bu dunyada
Oysa herkes gorunmek istiyormus

Hic asik oldunmu diye soruyormus askerler birbirlerine
Ask… hemcinslerinle kapali kaldigin bir acik alanda… cok anlam kazaniyormus
Prenseslerin yasadigi satolar kadar masal, o kadar dusuncesi purussuz oluyormus
Erler, kizlar bir yerlerde guzel olsun, kralice olsun diye savasiyormus
Savas oldugunu bilen ama aslinda bilmeyen prensesler ise
Biraz kafa yorduklarinda, bu durumun garipligine
Deney faresi gibi kavusamayacaklari bir peynirin pesinden kosmanin anlami olmadigina karar verip
Donuyorlarmis, korlerin ve sagirlarin birbirlerini agirladigi sehir hayatlarina

Birileri, biryerlerde,
Sevgilin, kardesin, cocugun, arkadasin, kuzenin, yada kendin olan o birileri
Hic olmadiklari kadar insan olup, organlarinin herbirinin varolus nedenlerini
Ve artik varolmadiklarinda eksikliklerinin ne denli hissedildigini kavrarken
Renklerin hic turizm acisindan secmedikleri bolgelerinde dunyanin
Bir garip tekduzeligin ortasinda, kendilerini kaybedip, dusmanlari buluyormus
Sessizligi sevmiyorlarmis ama duyacaklarindan korkuyorlarmis
Klostrofobi yasadiklarini zannederken, gercegi yasiyorlarmis

Ve biryerlerde bir prenses, yeterince zayif olmadigi icin intihar ediyormus
Mutsuzmus gercekten, onunkide bir baska dunyaymis

Hayati cok seven ben, kendime herseyi hak gormek isteyen ben,
Para kazanmak, sevgili edinmek, tatillere cikmak, guzel giyinmek isteyen ben
Aslinda ayip birsey istemeyen ben
Olmek istemeyen ben
Butun renkleri onlardan calan ve biz, prenseslere veren dunyada
Bir labirentin icinde cember cizerken
Aldigim
nefese anlam
veremiyorum

February 9, 2010

Truman Show

Le ciel est rouge au Luxembourg la nuit
Le silence règne sur les rues ou seul le vent se promène
Le chat qui nous rendait visite aux heures de repas est mort
Je suis chez moi sans l’être vraiment
Comme une tortue, une part de ma maison est installée sur mon dos
Une part est dans mon cœur, tout ce que j’aime devient un peu chez moi
Tous ceux que j’aime, deviennent un peu chez moi
Mais ils voyagent eux aussi, ne restant pas fidèles aux villes, aux pays
« Mes chez moi » se dispersent malgré moi
Chaque année un peu de « moi » se détruit, et le temps me retrouve des pièces à rattacher
Mon chemin est constitué de cercles, je tourne sur un bout de planète pas si rond
Et tout ne tourne pas rond ces jours-ci dans ma tête
Tout n’est pas tout à fait clair dans ma quête
Mais je marche en espérant avancer
Je suis en paix avec le passé et le présent est en fait un futur excitant.
Je le déguste, lui, les autres, et les passants de la ville ambulante que je suis
Je suis métropole, je suis un pays qui n’a qu’une seule ville
Dans mon truman show à moi, je suis jim carrey
Je suis la star qui faut des caprices, qui tombe de haut, qui rêve et se relève
Le nouvel an chinois, cette année, est à moi
Le tigre, pendant 365 jours, règnera
Je serai tigresse, non pas que cela ne me ressemble pas déjà
Mais je le sens, les pièces du puzzle que je suis
Vont enfin avoir une signification en 2010
Espérons que les mayas se trompent sur le deadline de la planète
Je viens de me réveiller, ce serait dommage de ce recoucher si vite
Ce serait dommage de mourir avec si peu de rides.

February 3, 2010

faux syllogisme

Je continue
Une boite dans une boite est-elle toujours un contenant ?
Je continue à réfléchir
Une étrangère dans un pays étranger, est-ce le pays ou elle le plus étranger ?
Je marche… Je continue… je ne m’arrête pas…
Un train qui en suit un autre
Sachant que la terre est ronde
Peut-il, sans que l’autre le sache, l’avoir dépassé ?
Je continue, je m’enflamme..
Une fille a bu dans mon verre
L’ai-je embrassé ?
J’ai couché avec un mec qui a couché avec une femme
Après-toi, est-ce une femme que j’aimerai ?
J’approche de la voix de la raison, ça y est je comprends
Il n’y a plus de secret, je t'entends
Les amazones tiraient des flèches elles se coupaient les seins
Ma voisine a des silicones, je ne crains rien
Qui se ressemble s’assemble
Mon ami le black a ramené un ami black
Deux contre trois, je suis devenue black
Je chante et je danse le « sexy back »
Je suis glam, je suis mère-charisme
En me voyant, rrrhhhaaaa ils craquent
J’ai trop bu, le miroir m’indique que je suis verte
Il y a du vent la porte est ouverte
"L’abus d’alcool tue les neurones"
Au petit matin, je me coucherai moins conne… ?

une photo de moi

Mais est-ce un tableau Monsieur Gray
Est-ce… une photo ?
Est-ce vous que je vois ?
Hier vos regards aimaient
Aujourd’hui un clin détruirait

Est-ce de la musique que j’entends
Ou est-ce le bruit du silence qui me surprend

Votre respire est ennuyé, vous toussez
Etes-vous malade ou avez-vous trop fumé ?
Voudriez-vous que je vous serve un peu de thé
J’ai compris, je m’en vais
Mais… la porte… elle est fermée à clé !

Est-ce une pipe ou la photo d’une pipe ?
Ah, c’est donc un cadeau, qu’on vous a fait
Leur aviez-vous déjà offert quoi que ce soit ?
Vous êtes de ceux qui prennent…

Plus de question, plus un seul mot
Maintenant je ne vouvoie plus car je vous vois
Embrasse-moi si tu le souhaites
Je ne suis plus moi-même avec toi
juste une photo de moi

February 1, 2010

Hic öldürülmemislere...

Bizler henüz öldürülmemisler
Bizler hic dövülmemisler, iskence çekmemisler
Biz, hic irzina gecilmemis
Hic ceset kokusu almamislar
Bizler hic anasi aglatilmamis
Babasi diz çöktürülmemisler
Bizler, hic acliktan kivranmamis
susuzluktan solmamis
hastaliktan ümitsizlige dusmemis
ve fakirlikten küsmemisler

Okur, iç çeker ve unuturuz tarih kitaplarini

Aglar, duygulanir ve belki duvarina posterini asip
yapimcilarindan söz ederiz defalarca ama unuturuz filmleri de

Bizler geceleri hala uyur ve hala
biraz sut ve az sekerle iceriz kahvelerimizi
umudumuz vardir, ve de inancimiz...

Hic gözü dönmüs bir çocuk askere
canini bagaslasin diye yalvarip
hic beklemedigimiz bir anda gerçegi kavrayip
hic öldürülmedik bizler

çevre adina nutuklar atar
Dünya barisi icin dua ederiz

Ama aslinda biz
hic de
gerçek
degiliz.