March 2, 2010

balkon

Anneannemin balkonunda neseli hayat vardi
Daymimin sallantili keyifhanesi vardi
Halaminkinde gizli sohbetler, siki dislerin arasinda cesaret ve keskeler
Ablamin balkonunda ask dolu mezeler
Amcaminkinde siir kokan sessiz tebessumler,
Güçlü kisiliklerin bulustugu zelzeleli sevismeler
Serdar amcaminkinde düs kokan sarkilar, bahar tadinda sözler
Luxemburgtaki dairenin kutulari delen kuslari
ve bahçe ile ugrasan süper baba manzarasi
Ayvaliktaki evde bizim olamayan bizim denizler
Nursel teyzeninkinde espressolar, beyaz ojeli ellerinden kurabiyeler
Bizim kizlarin balkonunda irili küçüklü düsler
yükseklerde agirliyor balkonlar bizi
Günes ayikliyor pirincimizi, taslarimizi

110, rue O2S

110, rue olivier de serres
5ème étage d'un semi balcon trop plein
2 verres de jus, 1 verre de café
des pots de fleur, vides, fleuris et fanés,
des cendriers, des chaises, dont des cassés
et moi assise inspirant l'air "propre" de Paris
écoutant des voitures passer, les yeux fermés

je laisse le soleil tendre sa main pour calmer
le chat agité dans son cage qu'est devenu mon coeur
en moins de quelques mois j'ai eu fierté, beauté et frayeur
doutes, confiance, amitiés, adieux, nostalgies et déception
j'ai pensé être un enfant,un adulte, un pion
maintenant laissant partir et en partant

110, rue Olivier de Serres chez mes amies, mes soeurs.

Un bon cocktail de vitamine C, de nicotine et de Vit B
recolle les morceaux et me dope à l'espoir
la mort nous accompagne partout à 2 secondes près
pour l'atteindre il suffit de couper, d'arrêter, de sauter
j'ai choisi de déchiffrer le tableau au lieu de chercher
à dépasser le cadre de ce qui, courageusement, est

Aujourd'hui je recolle les morceaux sur un balcon qui m'élève
je retrouve force, je m'aime, et des mains me soulèvent
en caressant nos rêves et nos peines
le poids d'hier, du vécu, du fini, du parti, prend place dans les cartons
aujourd'hui dans cet auberge qui fourni rires et pansements, je reste à la maison

les filles je vous aime
chacune petite soeur quand les larmes sont trop proches
chacune grande soeur quand l'une n'a rien dans les poches
chacune amie, chacune mère tour à tour
on crie, on aime sans les mots
on rie de tout de rien, des cons et des sourds
et on se promet de prendre bus, avion, bateau
ensemble où qu'ils nous emmènent

February 25, 2010

Ogrenci evine requiem

Soydum onu
Parça parça böldüm onu
Kaybolup gitti yavas yavas
Kimligini kaybetti
Gururunu kirdim
Yavas yavas silindi
Ölüyordu
Filim seridi gibi hayati önümüzden akip geciyordu
Bizde üzerine basmamaya, icine dusmemeye cabaliyorduk o anilarin

Körpeydi daha
Son kullanim tarihi dolmamisti
Kullanilmisti, simdi gozlerimden akan yalvarislari elimin tersi ile silerek
Filimlerdeki maskesi dusmesin diye eline tabanca almak zorunda kalan iyi adamlar gibiyim
Bosaltiyorum mermilerimi
Bosaltiyorum onu
Baskasinin tanimadigim ellerine birakiyorum
Evlatlik veriyorum onu param cebimde kalsin diye
Adresini asla unutmayacagim ama kapisini calmaya hakkim olmayacak bundan sonra

O benim kara sevdam
O benim gençligim
Cilgin, eglenceli, tehlikeli, zorluklar ve mutlulugun en guzel pariltilari ile dolu olan yillarim
O benim elime çekiç alisim, o benim devlet dairelerinde sira bekleyisim,
O benim ben olusum, yetismeyi ogrenisim
O benim gece yarilarinda buyume sancilarindaki susukun aglayislarim
O benim pismanliklarim, asik oluslarim
O benim yemek yapmayi ogrenisim ve kötü sonuc veren tencereleri yinede mideye indirisim
O benim… daima
O benim di
Artik senin
Paris mozagigi ortasinda, bir çin mahallesi
Kelimelerim asla yetmeyecek
Hep bir baska fikir, dusunce, hatira, beni unutmussun diyecek satirlarima
Seni seviyorum “52, avenue de Choisy appt 29”
Bu seni son yazisim

no regret

It's my party today
I will drink what I can pay
I will dance and talk
tell my friends this was my place,
and feel in my heart
all those tiny fears and my baby tears
i'll have to cut the crap
cause bros and sisters know what's true and what's not
i'll take some more digital pictures
and pose in the most unnatural ways
smile like knowles and spears
but look like betty suarez

after a chat, a shower, some cigarets and some wine
i found the unperfect path i wanna call proudly mine

do not let situations
make you regret your very own decisions
i got played, i got bitten
I got lied at, i got afraid
and i understood
this is a huge game
this is life, and i'm no audience
it's me there with the crazy eyes
it's me there, the girl in the frame

they thaught i was a puzzle
human ressources gave me a number
they liked me for some reason
and now they want me to fuzzle
get high on money and ambitions
put me in some kind of mental prison
until I become grey and forget
about dreams, the city that made me be,
the passion that lets me free

I was a child, I was a sister
I was a woman, I was a country
I thought that I was here to study
there to wait and there to learn
believed I was becomin somebody
I was a baby, a beginner,
but i just got it, no one sees it that way
without knowing it my faith got thinner
now there's no one to come and take it away

all u got is ur brain
do not let situations
make u regret ur decisions
cause all u got
all that u got is ur heart, ur games in life, and ur pain

baby im tryin to grow up
to become a grown up
to be myslef and to help
all those like me that a freaked out
on the playground of this planet so insane

now i'm closing the doors to the past
will be remembered and will be loved
the days that no camera can draw back
i am saying bye cause it's about time
i will miss but not regret
cause i lived a life that's only mine

February 19, 2010

adam, son serpent et la pomme qui n'y est pour rien

Fermes tes yeux, oui c’est bien
Quand j’aurais compté jusqu’à 5 tu dormiras
1
2
3
4
5
tu es dans une jungle très, très, trèèèès lointaine
Tu entends le bruit d’inépuisaaaables fontaines
Tu sens ! Tu sens le parfum de la nature,
Des plantes et des fleurs si belles, si pures !
L’humidité caresse ta peau et tu marches pieds nu
Comme si ces chemins, dès ton enfance tu les avais connus…
Tu fais partie de cette harmonie existentielle
Tu es belle parmi ces créatures exposées sous le ciel
Tu es en paix avec tout, sans question ni problème
Le monde t’accueille car tu l’aimes
Soudain ! Tu te souviens qu’Adam doit être là quelque part
Tu espère qu’il n’est pas parti, qu’il n’est pas trop tard !
Ton cœur se met à battre bien au-delà des limites du supportable
Tu étais belle maintenant tu es sauvage
Si seulement tu pouvais le joindre sur son portable !
Est-ce lui là bas ??! mais non c’est un mirage…
Une couleur que tu ne peux décrire car jamais vu,
Un rouge qui en dit plus sur son goût que rien ne l’a jamais pu
Tu ne veux pas le manger, tu sais qu’il est empoisonné
Ce n’est pas forcément mortel mais tu devines que tu en seras droguée
Tu le prends dans tes mains, tu touches, tu sens, tu le tournes dans tous les sens
Une si grande attraction ne peut avoir de sens !
Tu deviens folle, tu crie d’extase, tu ries
Quelle beau mensonge, quelle belle blague, que de raconter que le serpent te joua un tour !
Que c’était une pomme que tu as croqué avant d’être bannie du paradis pour toujours
C’est Adam que tu dégustes en optant pour un instant de folie au lieu de l’éternel silence
Tu brûle au plus profond de ta peau, de ta gorge, de tes émotions, plutôt que l’option « éternelle abstinence »
Ce n’est pas toi qui agit aveuglément , mais non ma belle, c’est ton impatience
1, 2, 3, 4, 5
Tu es maintenant réveillée
Ce que tu as vécu avec lui, c’est votre passé
Que tu feras tout pour réactualiser
Quand il ne sera pas auprès de toi
C’est dans l’écran de tes paupières que tu le réanimeras
Qu’il était bon, qu’il était beau… 
Mais en fait il existe, pas si loin de toi
La jungle n’était qu’un jeu
Maintenant il est à toi.

psychologie publicitaire

Il danse tout seul un peu avec tout le monde
Et se plaint d’être trop gentil
On le sait tous que les bad boys sont plus attirants
Et les bad girls aussi
« si seulement je pouvais être de ceux qui ignorent ceux qui les regardent,
de ceux qui, seulement, t’entendent quand tu leur parlent »
c’est ce que je sais qu’il pense pendant qu’il chante par cœur toutes les chansons du DJ
« Get this party started on a Saturday night… »
emprisonné dans le brouhaha de son cerveau il en oublie
de se contenter de se concentrer à être lui
mieux que quelconque clone d’un personnage charismatique
il pourrait être unique juste en n’étant pas la copie
d’un modèle de mec mystérieux qui ne parle pas et qui nourrit
les rêves du parfait de chacun
car en ne risquant pas d’être, il reste une belle devinette.
Tu te bourres la gueule pour pouvoir parler ?
et dire des choses qui te semblent cool… et non pas honnêtes ?
pour embrasser une de ces filles qui restent jusqu’au matin peut être ?
celles qui rentreront avec toi, ou te le feront croire, et ne te rappelleront pas…
son 06 à elle, tu la feras sonner quand elle te le donnera,
pour être sûr qu’elle ne t’embobine pas… rien que ça.. ne te suffit pas à comprendre,
là où elle est, et là où tu es toi… vraiment pas ?
tu pourrais mériter d’être toi, d’être mieux que ça
mais tu n’y es pas encore non, ce soir, tu n’y es pas
et qui sait, si un jour, si tu deviendras plus que des mains et des regards qu’on évite
comme ces rideau de douche qui nous collent malgré tant de refus de notre part ?
secoues-toi mec l’alcool ne t’aidera pas, il te faut de l’oxygène plein les poumons
et une séance de monologue devant tes miroirs,
pour vider de ton existence la pitié stupide que tu cultive dans ton sous-toi, sur-toi, ton « moi », et bla bla blaaaa, pourquoi toi et pas un autre, pourquoi trop petit, pourquoi ceci pourquoi cela…
pour arrêter de t’inquiéter de demain, et de ce que tu n’as pas
pour commencer - à te laisser - être toi
à être charmant sinon beau
à être marrant sinon intelligent,
Dieu sait ce que veulent dire ces mots
Qui sont les murs de ton prison dont tu es l’unique architecte,
et oui, tu es ton enfer, tu es ton ennemi..
La psychologie humaine n’est pas si simple mais…
La vie, l’amour et la réussite ne sont pas cachés aux sommets de l’Olympe
Aime toi un peu merde ! C’est de la pub
Si je dit que mon produit est mauvais, penses-tu que quelqu’un l’achèteras ?

triste bonheur

J’entends ma voix dans le noir
Est-ce parler quand on ne s’adresse même pas à soi même ?
Comme le ronronnement d’un chat
J’ai espéré me calmer par un signe de vie
Quelque chose qui chasserait le vide

Je pense au sommeil quand je pense à la mort
On n’existe pas tant que ça pendant qu’on dort
Ça ne doit pas être si mal que ça là dehors
Chacun vivra et un jour quittera son sort
Chacun arrivera et partira un jour d’un port
Chacun aimera et abimera un peu son corps
Mais ce n’est même pas ça le problème de cette nuit qui ne me laisse pas tranquille
Ce n’est pas la mort
C’était un silence pur qui m’enrobe
C’est le fait de me rendre compte du moment où il ne se passe rien
Du moment qui ne sert pas
Du moment gâché
Des ces moments additionnés
De tous ces moments dépensés
Et du fait que certains vivent une vie entière sans savoir de quoi je parle
Car leur existence ne connait que cette absence d’excitation et de joie
Leur quotidien est un train dont on attend le passage qui le lendemain se répètera
Je parle pour m’entendre, non pas dire des mots mais les prononcer
Je ne suis pas le sujet